VOLCANO TRAIL 2013 : Nou soufé mè nou bout…

2082013

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Comme très souvent dans mes aventures il y a une part de rêve

Le mien a commencé début juillet 2012 à Chamonix quand Dimitri m envoie un message avec une vidéo du Volcano Trail en Guadeloupe en me disant « quand tu veux tu viens courir chez moi  »
Devant le parcours et la difficulté je mets ça dans un coin de ma tête et en parle à mes sponsors … on ne sait jamais. ….
Puis un 24 décembre au soir, re message histoire de me tenter encore plus, c est là que je me mets à vraiment y croire, la magie de noël … Evidemment dès que je commence à prévoir des séances sérieuses mon corps me dit non non non, alors je vois le rêve s éloigner à cause d un physique vraiment très moyen, je me dis que c est pas grave je le ferai l année prochaine avec une vraie préparation.
Alors je cours pour mon plaisir des sorties avec mes amis, des séances au Mont Chauve, au Baou le tout sans pression de courses. Puis à qq temps de l’échéance tout se débloque ; le vol, l’organisation et mon boss qui me propose de courir pour formi cœur son association comme je l ai déjà fait à New York en 2008.
Là je suis en panique j ai une préparation très très moyenne et la course est quand même assez unique avec un terrain de jeu spécifique et un déniv carrément dément … 4200 D+ pour 55 km.
Autant dire que j ai jamais fait ce genre là dans ma modeste carrière de traileur, Fred qui a l habitude de ce genre de course au début m’encourage mais à qq jours du départ et devant les vidéos des reconnaissances me dit ouvertement que je vais en chier… Mais il sera encore bien loin de la vérité et de ce que je vais trouver sur place… ça fait plus d un mois qu’il flotte, le parcours est endommagé, la super organisation prépare et met en place des cordes à certains endroits.
Rien que  les photos me font baliser mais comme dirait Julius « le sort en est jeté »…

Après un premier marathon pour prendre mon avion merci les *@è* de grévistes… me voilà enfin à point à pitre !! Dimitri est là 9 ans que l’on ne s’était pas vu,  putain que ça fait du bien !! Direction Baillif.
A peine les sacs posés petit punch avec Dim et Anne Laure histoire de se replonger dans les souvenirs et sur les années passées.

Jeudi matin il est temps pour moi de me mettre en condition course, ça commence par la prise du dossard et là ça commence … il ne trouve pas mon inscription heureusement c est un bug informatique, j’en profite pour discuter avec Eric qui organise le trail ça le fait sourire quand je lui dis que je viens de Nice exprès pour sa course ;) C est là qu’il m’explique les derniers changements ; à cause des éboulements ; et le parcours avec la dernière vidéo faite … Dans ma tête je me dis que je suis venu faire un trail mais il n y a rien de tout ce que je m étais imaginé ça promet !! Une fois mes papiers en poche je me dirige vers les bains jaunes pour voir ce qu’ est le parcours en réel … Je m avance tranquilou dans la forêt enfin vers une succession d’escaliers et de pavés de pierres ultra glissant mais bon, je prends la direction indiquée pour la course et là, je découvre un ruisseau entre les escaliers naturels, je crois que pour les pieds secs c’est loupé… Le retour à la voiture sur les pavés sera assorti au proverbe de la situation « pierres qui glissent en montant seront pierres qui glissent en descendant » ….

Samedi matin réveil à 2h00 dur dur, mes affaires prêtes je n ai qu’à dej et me préparer à ma virée volcanique
3h10 je prends la route, Saint Claude c est à 15 minutes de chez Dimitri et là il commence à flotter mais qq chose de bien. Dans ma tête ça cogite mais bon plus le choix il faut y aller mon gars !! Le temps de me faire vérifier le sac et je rentre dans le sas de départ, je croise un gars qui cherche des épingles pour son dossard je le dépanne d une, histoire qu’il puisse accrocher son bib ; oui je sais je suis sympa bon en même temps je suis seul sur la ligne de départ je connais personne… s.o.s je cherche compagnon de galère bon loupé pour le moment …

4 h c est le grand départ 30 mètres de plat suivi de 4 km bien raide sur la route pour mettre en jambes et rejoindre les bains jaunes et entrer dans le vif du sujet .
Il ne pleut pas mais c est super humide et quand on arrive sur les pavés c est détrempé et ça glisse pas mal mais ça se passe bien, et là dans ma tête je me dis que je vais essayer de garder les pieds au sec le plus possible …
Oui bon ça dure 10 minutes, à peine arrivé dans la forêt je perds l idée de rester au sec ,chaque marche, chaque foulée se feront dans une flaque ou de la boue le tout en descendant vers la chute du Galion.
Puis arrive la première traversée de rivière ça fait du bien mais là suis plus étanche, à la sortie on attaque la trace de l Armistice c est assez fun et bon enfant du moins au début, je pense que pour bcp on découvre le terrain …une première partie entre boue et racines et pour finir une séance rando aquatique jusqu’à la sortie à la citerne .(7eme km)

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Alors là c est mode brouillard et pas mal de vent,  je trottine entre les mares de boue et là j atteris dans une flaque et je m enfonce jusqu au genou !!!!! Je me prends un fou rire que les autres se marrent aussi à me voir une jambe en l air et l autre en galère.  Je sors de là et continue ma descente avant d attaquer la montée de la Soufrière par la trace de l Echelle. ça commence à piquer, c est une montée assez raide dans la forêt entre boue bien grasse et racines, au début puis sortie de là une montée vers le volcan dans le vent de plus en plus fort, le brouillard bien épais je passerais le volcan sans vraiment le savoir juste à cause de l odeur de soufre qui me signale l endroit.
J’entame la descente vers les bains jaunes, je rencontre un gars on papote un peu le hasard a fait qu’il a bossé qq années à l’ONF et qu’il connait très bien les lacs Besson. Je ne suis pas trop à l aise en début de descente, je suis super prudent le temps de trouver mes marques, je peux envoyer un peu c est un régal, j ai de bonnes sensations.
En bas du volcan (km 11,3h de course) je me retrouve face au photographe de France Antilles et je lui fais un saut qui me vaudra d’être dans l album photo du journal le lendemain…

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J’entame une autre longue descente tranquille vers le bain jaune avant d’arriver au premier ravito au 12 ème km. Je refais le plein, mange un ti bout, j’en profite pour envoyer un message à Dimitri qui doit me retrouver à Saint Claude.
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Je repars et prends la direction de Nez Cassé …c est à ce moment précis que ma course prend une autre dimension après une traversée de rivière j entre dans le vif du sujet. Une montée de dingo dans la forêt toujours entre boue et racines sans oublier les amas de feuilles ultra-glissantes bref une partie que je prends encore à la rigolade mais ça ne va pas durer
La deuxième partie de la cote se fera le long de la crête entre les branchages et le vent assez violent.
Je ne rencontre personne ça va faire un bon moment que je n ai croisé une âme de trailer. Peu de temps avant le sommet je rejoins un gars (Jean Pierre) … enfin je ne suis pas seul !!! pas très bavard mais je crois qu’il en chie lui aussi… je m’accroche à son rythme pour me motiver un peu plus et surtout pour voir le chemin même si il est super balisé ( bravo l orga )
Le sol reste vraiment très piégeux !! La descente pfiuuuu enfin !!! Mouai tu parles c est de la boue et le mur de la montée c’est aussi un mur à descendre ; dans la boue purée c est bouillant, c’est carrément « Holiday on ice » mais je gère d’autant qu’on rattrape un autre gars qui n est autre que le coureur (Greg) à qui j ai filé mon attache au départ du coup, à 3 on avance un peu mieux mais ça reste assez folklo !!! Je passe mon temps à me tenir aux branches pour ne pas me ramasser la tronche.
Juste avant la sortie on retrouve 2 autres coureurs dont un avec une cheville en vrac qui attendent les secours . Je crois que j ai jamais mis autant de temps pour faire 6 km !!! Notre gruppetto avance tranquillement à travers les cultures et la descente vers le ravito. Greg qui a les jambes qui le démangent nous lâche et fonce vers Saint Claude.
Dans la descente je cherche mon Dimitri avec mes affaires sèches et de quoi me ravitailler, mais vu le temps il est reparti certainement en pensant que j avais bâché.
Je me pose au ravito, à peine assis on me demande si je veux une soupe, de l eau, de quoi manger, on me demande même si je me sens bien  wouaaaa mais c est un ravito de luxe ça !!

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Je prends le temps de bien m alimenter et je repars pour la deuxième boucle, 6h se sont déjà écoulées (22km et 2100 D+) et dans ma tête il est clair que la course ne se fera en pas moins de 15h pour moi au vu des conditions et de ma gestion de course.
En tout cas je suis bien, il faut dire que courir je n ai pas vraiment pu sur ce terrain donc je suis plus dans une grande rando…  Je reprends donc ma route en solo mes coéquipiers m ayant lâchés !! C est couillon mais en reprennant cette satanée cote ma première pensée a été « on va voir maintenant si tu es un vrai traileur le Jo »
Je retrouve Greg au bout de 2km je crois bien que sauf incident on finira ensemble ou pas loin ; c est génial il me raconte les petites histoires, m explique bcp de choses sur l Ile.
Le parcours est roulant on trottine autant que possible et Jean Pierre nous retrouve. On rentre dans la forêt moins dense au début mais la surprise du jour c est la remontée de la rivière du Galion, ben là je ne cache pas que ça fait du bien de la fraicheur, d ailleurs on va en profiter pour se faire une pause ravito les jambes dans l eau.

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On se fait rattraper par 3-4 coureurs que l’on rattrapera très vite comme quoi notre rythme n est pas si lent … A la sortie de la rivière il faut monter un mur de racines au niveau du bassin bleu, c est superbe il y a des cascades de partout c est vraiment un plaisir !!! La suite sera une autre histoire ; j ai un petit coup de mou ça fait pas mal d heures que je galère même si je prends du plaisir. Je m alimente encore un peu et j essaie de rester vigilant dans ce que j appellerais une traversée de marais, y a que des flaques et la pseudo vase en dessous.
On traverse un champ de bananiers (30ème km, 8h30) les collègues me distancent le temps de récupérer un peu, en fait je suis dans le dur, je prends conscience de l épreuve et de ce qu’il me reste à faire…

 je les retrouve sur la trace des étangs en direction de Grand Etang dans une longue descente, sur des marches naturelles évidement entre flaques et boue sinon ça ne serait pas drôle et c’est pas pour autant qu’il faut se relâcher …

Une fois sortie de là, on prend la direction des chutes du Carbet, sur la route mine de rien ça monte plutôt pas mal pendant environ 2 km. Arrivée sur le dernier ravito de la course au 34 ème km, on se pose tous les 3 c est un méga ravito. Je refais le plein de flotte,  j ai déjà bu 5 litres et il reste encore 20 km à faire avec 2 mégas difficultés : la Soufrière, une deuxième fois et la Grande découverte par la trace de Carmichael ; tout un programme !!! Enfin je dis ça mais ca reste juste un avis de Dim qui l a déjà faite en rando mais je suis loin mais très loin d imaginer ce final…
Mais pour le moment pour nous c’est sandwich et petits soins pour repartir au mieux. C’est détendu et le ventre plein que nous reprenons la route, Greg m explique les travaux effectués au niveau des chutes, effectivement le chemin est super confortable, petit pont de bois, chemin aménagé mais, ça ne va pas durer la bifurcation sur le sentier rappelle vite que l’on est là pour un trail et pas pour le tourisme …
La montée se fait progressive on perd Jean Pierre qui a un coup de mou mais c est un warrior !! On attaque les marches vers les premières chutes, des marches interminables j’en vois plus la fin,  j’en suis même à me dire que je préfère la boue!! On retrouve Gaëlle une traileuse de Martinique je crois, je n’écoute pas trop tellement je sature. Enfin on voit le bout des marches, on retrouve la terre, la boue et tout ce qui fait le charme de cette course… Nous sommes en direction du col de l’Echelle, ça monte pas mal mais ça va malgré la fatigue des 43 km déjà passés et surtout presque 13h que je suis parti.
Je me retrouve face au panneau itinéraire dangereux MDR c est quoi ce truc mais je vais vite le comprendre.

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En gros pour résumer c est un mur de boue assorti de racines et de branches et au milieu heureusement il y a des cordes pour s aider à franchir une à une les difficultés ; de mémoire y en a pour 45 minutes de galère …
J’en profite pour remercier Greg qui m a rattrapé et m a évité une bonne gamelle qui aurait pu mal finir. Enfin on sort de la … On traverse une rivière ça faisait longtemps… Je sature et pourtant je suis en forme, en plus il y a cette barrière horaire qui s approche et qui me met un peu de pression j’ai traversé l’océan ce n’est pas pour me faire dérouter et ça me fait bizarre j ai jamais été confronté à ça depuis que je cours.
Je passe devant Greg et Gaëlle pour la première fois, depuis longtemps pour la deuxième ascension de la soufrière pas parce que ça ne va pas assez vite mais je sens que je vais craquer moralement, j ai pas envie que ça se voit devant mes comparses alors je passe la vitesse supérieur, je monte je grimpe j’escalade et plus on monte plus le brouillard revient avec ce vent qui l’accompagne.
Je retrouve le même chemin monotrace du début, je rattrape un puis deux autres coureurs ça fait du bien au moral ;
je lâche rien et je continue, je ne vois plus Greg et Gaëlle mais je les attendrais au sommet il est hors de question que je reparte sans eux.
Yessss je pointe 20 minutes avant la fin de la barrière horaire purée je sais à cet instant que plus rien ne m empêchera de passer la ligne d’arrivée. 10 bonnes minutes après l équipe est au complet on se ravitaille, je me couvre car entre le vent  l altitude et la fatigue je me gèle, Greg n’a rien pour se couvrir et le froid lui réveille ses douleurs, malgré le médoc il lui faudra un peu de temps pour repartir mais il n’est pas tout seul donc j ai pas de remords à partir devant avec Gaëlle.

Il nous reste 10 petits km direction la grande découverte par la trace Carmichael, je pensais avoir tout vu pendant 45 km mais le final réservera encore bien des difficultés … La descente autour du volcan se fera en courant si si je promets bon pas longtemps. On passe sur des pierriers dus à des éboulements c est là que tu te sens tout tout petit… Inutile de dire que certains passages tu as le vide sur ton côté droit et que malgré les heures de course t’as intérêt à rester lucide sinon … Juste avant d arriver sur la crête Jean Pierre nous rattrape, il fonce il ne veut pas finir à la frontale!!
Il y a un passage assez chaud du à un éboulement,  peu de temps avant la course  l organisation a fait un boulot de folie, sécuriser ce passage était une évidence ; pour se faire à l idée c est un trou dans la falaise, il y a 3mètres à descendre à la corde et une traversée de 30 mètres au bord du vide…
Le vent souffle assez fort, plus on descend plus le terrain est gras à tel point que j ai pas honte de dire que j ai descendu sur les fesses, bon nombre de difficultés, de toute façon à ce moment-là j’ai la tête qui commence à me dire qu’il serait temps d arriver avant une grève subite de mes jambes…
On attaque LA dernière montée par une crête où le vent soufflait si fort qu’il m a fait faire un  écart de 2mètres et finir dans les buissons, avec au moins 300 mètres de vide à qq mètres de moi …. Inutile de dire que la fin de la crête je la ferai limite à 4 pattes…
Au même moment la pluie a fait son apparition … avec un vent agressif, les gouttes c’est un cocktail violent sur le visage genre peeling naturel!!

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Puis ça monte assez pentu, le terrain c est à l image des 47km déjà passés, gras de chez gras.
Une fois en haut de la bosse le chemin c est des mares de boue et j atterris les deux pieds dedans jusqu’à mi tibia quasi aux genoux, le temps d’une photo, d’une rigolade  et on repart pour la dernière montée, la réelle, pas très longue mais un mur de branches et racines jusqu’à la bifurcation vers la descente, là encore je finis sur le cul. Ce sont des tranchées faites par la pluie et accentuées par le passage des coureurs je me demande encore comment j y ai pas laissé une cheville ou un genou… Retour dans la forêt ou la pente est assez « pentue » mais là j ai les arbres ou autres feuillages pour me retenir ça passe bcp mieux
ça pourrait être un moment de calme avant le passage de la ligne mais non, plus on s’enfonce dans la forêt plus on découvre un autre terrain de boue genre glaise mais sacrement glissante mais la descente devient plus courante et ça fait du bien de dérouler un peu.
Bon par contre Gaëlle qui me dit toutes les 10 minutes  » je reconnais c est plus très loin » ben je l’ai entendu pendant 2km …. Les femmes je te jure…

Enfin un panneau vers Matouba cette fois je sais qu’il ne reste plus grand chose à faire la descente se fera détendue un peu trop d ailleurs. La journée se termine et je commence à ne plus voir grand chose, au bout de deux bonnes glissades je rallume ma méga frontale, ça fait bizarre genre la boucle est bouclée ; départ de nuit arrivée de nuit….
Bref j y vois mieux, Gaëlle fera de même et on continue notre descente vers Matouba puis le retour vers saint Claude. Yesss on voit des bénévoles qui nous encouragent purée ça fait chaud au cœur il nous reste 2 petits km de route qui n’ont rien de plat d ailleurs ; on court en descente et on marche dès que ça remonte. Mon dieu que c est long j’en vois plus le bout… Puis enfin la flèche au sol pour le virage à gauche.
Un habitant de son balcon qui nous crie gogogogogo allezzzzzzz La dernière montée !! Il y a des gosses partout plein de coureurs qui nous encouragent pour les derniers 50 mètres. C est fou cette émotion qui vous rattrape et tout ce qui peu se passer dans la tête à ce moment précis.

Puis l’arche rouge 15h09 je l ai fait putain je l ai fait!!!

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Je remercie Gaëlle qui cherche son Johann (pas une blague) qui a fini bien avant elle.
Je savoure ce moment et je vois une tite tête blonde Rosalie qui vient me voir, quel plaisir de revoir mes amis ils m ont attendu des heures avec les enfants. Je récupère de l eau et ma veste Finisher et j attends Éric pour lui montrer le fruit de ma collecte : des dizaines de papiers de barres, des gels vides… Il serait temps les gars de prendre soin de votre nature!! Evidemment quoi dire à cela… Je file rejoindre les amis pour un débriefing et qq anecdotes, je suis bien je ne suis même pas entamé comme après le marathon du Mont Blanc en même temps je n’ ai pas bcp couru…. Le temps de me mettre sec et Dimitri respecte la tradition en me sortant LA bière de l arrivée, purée quelle est bonne!!!
J ai raté l arrivée de Greg mais il a fini lui aussi, je retrouve Jean Pierre qui a fini lui aussi, il a eu le sursaut d énergie que je n ai pas eu. Mais je suis super content de ma course j ai su gérer l effort peut être j aurais pu aller plus vite (c’est meme sure…)prendre plus de risques mais je ne suis pas sur que j aurais fini aussi bien et pris autant de plaisir.

Je voudrais remercier Dimitri et Anne Laure pour l’accueil, leurs petits bouts super géniaux, mes partenaires, tout ceux qui ont pu faire que cette course se réalise,

Formi cœur et Mr Ballerio en espérant avoir véhiculé une belle image pour l association.

Puis ma famille qui continue à me prendre pour un déjanté, mes amis et mes partenaires de course tous vous m avez accompagné pendant ma préparation jusqu’ au départ mouvementé de Nice et jusqu’à la ligne franchie.

Merci  et bravo à toute l équipe du Volcano, Éric, Serge, Laurence et à tout ceux qui ont fait de cette course une réussite sans oublier les bénévoles qui ont tjrs été au top tout au long du parcours.

 

 

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MARATHON DU MONT BLANC 2012 : 42KM DE PLAISIRS ET DE SENSATIONS…

24082012

 

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 C’est la quatrième fois que je le cours et c est la première fois que je prends autant de plaisir !!

Tout d abord mes filles pour la première fois seront la a m encourager et ca c est une super motivation pour aller au bout de la distance.

 

On arrive sur Chamonix sous un soleil radieux et une bonne chaleur fallait bien en profiter ca n allait pas durer …

 

Apres une courte nuit direction le départ retrouver Jean-Jacques pour la photo d avant course malheureusement sans retrouver les autres CLM.

Nous voici sur la ligne de départ, nous sommes super bien placé je croise Jeys un peu anxieux mais ca va le faire pour lui aussi et Marc qui a fait le 10km la veille.

 

A 10minutes du départ j allume mon Garmin nickel sauf que … il s éteint, un sale faux contact je commence a légèrement m énerver âpres ce *@!:;* de GPS, mais pas grave je profite du départ ou Monseigneur Kilian jornet nous fait l honneur de sa présence je vous laisse imaginer l ambiance sur la ligne de départ ;-)

Nous voila partis à la fraiche pas de pluie ciel presque dégagé et je suis tjrs à me battre avec ma montre grrrrr c est pénible ca !!!!

La première partie est roulante je perds Jean jacques a cause d une pause vésicale je le rattraperais un peu avant Argentière il est dans le dure déjà bon il est excusé il a fait le KM vertical et le cross ca doit peser dans les jambes …

Passage express a Argentiere le temps de croiser les filles et d attaquer les premières côtelettes sur motivé !

Je ferai cavalier seul a partir du col des montets c est un passage que j aime bien c est très vert et tres frais puis la descente vers Vallorcine et le ravito cette année changement de tactique je prendrais mon sac a la descente des posettes pour être light pour l ascension tant qu’ a prendre1000 mètresde D+ autant être léger ;-) ma Justine me donne mes bâtons un bisou et hop hop hop c est parti pour une belle ascension j essai de rester régulier autant que possible sans me mettre dans le rouge de toute façon pas de cardio c est vraiment tout a la sensation et je crois que c est pas plus mal .

Pendant la montée j assiste a une belle prise de bec entre un gars qui cours dans la montee et le mec devant lui qui ne le laisse pas passer avec ses bâtons je trouve ca tellement minable que je ne peux m empêcher de rire … les gars vous ne jouez pas la gagne alors ta gueule et cours en respectant les mecs plus rapide que toi et inversement bien sure…

Une fois sortie de la foret j’en profite pour grignoter avant d entamer l aiguillette des Posettes qui commence a bien ce charger en nuage …

Effectivement a mi montée le vent ce lève et je me retrouve au milieu des nuages la température baisse légèrement jusqu’ au sommet ou la je me gèle carrément je vais sortir de quoi me réchauffer pour entamer la descente sans que ma température descende de trop en plus de ca je me fais un ti coup de mou genre petite hypoglycémie et comme je suis parti light ben il me reste qu’ un gel et du sucre ca fera l affaire mais du coup je préfère assurer ma descente pour pas trop puiser dans les réserves et je fais bien quand j arrive au Tour je récupère mon sac avec le nécessaire mais la je suis border line je dis trop rien aux filles et je repars avec de quoi dévorer je n aime pas trop ce passage je suis tjrs en vrac a ce moment la pourtant on est qu’ a 27/28km malgré mon ravito j ai du mal a repartir j ai la surprise de revoir mes filles juste avant d arriver a tré le champ j ai ma Justine qui me balance un « o pov papa tu marches tu n’es pas arriver encore pffff » ca me fait sourire mais surtout elle a raison et ca me reboost le ravito me permet de prendre du coca et je repars aussi sec pour la dernière partie qui est pour moi la plus difficile environ 700M de D+ sur12 kmau milieu des racines et des pierriers c est la guerre mais on aime ca yeahhhh

L ascension vers la flegere c est un moment délicat a une vitesse proche du 2km/h ya des gars en vrac sur le bord du sentier ca craint …

Heureusement que je connais le parcours je sais ou j’en suis et surtout je peux gérer mon effort en fait il ne me manque juste la distance … pour en finir ;-)

Ca ye je voisla Flégère,je vois le petit lac et la il commence a tomber la mer et les poissons putinnnnn je prend a la volé deux bricoles a bouffer avec du coca et hop je repars pour le final sous la pluie ca ce transforme vite en patinoire sur les cailloux et manque de bol il faut traverser des pierriers énormes dans la pluie et le brouillard avec5 mètresde visu même pas ca m embête bien au contraire je trouve ca marrant il me manque juste la vue sur le mont blanc mais bon …

Ce qui est terrible c est que tu entends le speaker et tu vois rien et tu ne sais pas ou tu en es mais tu montes tu montes et tu montes encore d ailleurs dans l excitation je crois que j arrive et manque de bol j ai juste zappe un passage sur le balcon sud pour moi un des plus beau un long single en descente et en bordure de montagne ne manque que le soleil

Sortie de la une longue descente histoire de te flinguer juste avant les 3 derniers lacets vers l arrivé je demande le temps a un gars a cote de moi qui m annonce un 6h10 putin quoi qu’il arrive j aurai Peter mon temps encore et je suis déjà satisfais mais ca monte c est terrible j ai les cuisses en feu chaque années je trouve les cailloux de cette satanée montée de plus en plus gros et glissant grrrrrrrrr

Ca ye mes nanas sont la je vois ma Justine au milieu du chemin …normal et je me l embarque jusqu’ a franchir la ligne main dans la main c est fou cette émotion qui monte a peine la ligne franchie les larmes me monte mais c est trop bon !!!!

Je passe la ligne en 6h33 soit 22 minutes de mieux que l année dernière en me rappelant que pour ma première participation j étais en 7h52 c est ma tite victoire a moi.

 

Puis le moment tant attendu la fameuse bière à l arrive purée quelle est bonne !!! Le temps de raconter ma course à mes nanas et de me mettre au sec et direction Chamonix pour une bonne douche « chaude » !!!

Je retrouverai Jean Jacques au gymnase pour papoter de nos courses devant un bon plateau repas

La remise des prix pour assister au podium de Kilian  en 3h38 je crois que je sortais des Posettes a cette heure la moi !!!!

 

Je remercie l organisation de la course tous les bénévoles et toutes les tites mains qui on taper a mon passage c est pour tout cela que cette course est une de mes préférés

Et bien sure merci a mes nanas pour leur soutien autant dans la prépa que le jour de la course dans des conditions ou il aurait mieux valut rester au chaud a la maison ;-)

Et a Fred pour les séances d entrainements ou tu m as fait explosé mais ca a payé le jour J.

 

 

 

 

 

 




Marathon d’Ajaccio : Grand marathon entres amis !!!!!!!

3052012

 

Fraichement atterris la journée de Samedi commence par une sortie « légère » sur le chemin des douaniers face aux iles sanguinaires et directement dans le maquis et la je reste sur le cul tout est beau les couleurs que ca soit dans la montagne ou sur la mer, les pierres ont une forme spécifique j’ai carrément craqué aux premières foulées…

La sortie qui devait être une mise en route de 45min c est vite transforme en 1h30… la faute aux paysages magiques tu es sans arrêt oblige de te dire tien et ca donne ou par la et par la …

J  avais ressenti déjà ressenti ca a new York tu cours la tête en l air pour regarder la grandeur de tout sur le sentier c est la flore le mélange des couleurs tellement carte postale.

De retour au calme je n’en reviens pas encore de la beauté de cette ile.

Dire que demain je vais courir le marathon sur la route entre la mer et le maquis le top !!

La reconnaissance du parcours en voiture me fait carrément flipper ca monte des500 met descend tout autant et surtout c est 4 boucles aller retour ….

L aprèm balade dans le centre ville et direction la mairie pour retirer les dossards et faire la connaissance des membres du corsica triathlon club d Ajaccio dont je suis licencié depuis septembre.

Puis direction Porticcio pour faire un petit peu de tourisme la encore c est superbe même si ca ce construit pas mal  …

 

Dimanche matin : réveil en douceur petit dej qui va en faire sourire plus d un …café au lait et bien sur méga tartine de Nutella …quand je pense a tout ceux qui ce fond une four de gatosport et autre diet pré-marathon .

Ce marathon je le sens bien malgré mes pépins de sante une sale tendinite au fessier que je traine depuis le marathon de Nice (infiltre 10 jours avant le départ pour Ajaccio) et un sale lumbago qui m a pourri les 2 semaines avant le depart donc je suis avec une inconnue la plus totale sur ma forme et mon endurance.

Peu de temps avant le depart les lynx ce préparent on sera environ 400 au départ sur 10km, semi et le marathon et plus exactement 32 sur la distance reine comptant pour le championnat de corse.

Sauveur en excellent président de club a tout organisé il a prévu que les finishers du semi et du10 kmprennent leur bike pour faire les coachs et l assistance perso - ;-)

Surtout que c est son premier marathon autant avoir tout organise et être bien prépare

Il n y a pas de place au hasard sur marathon ….

Direction la ligne de départ je me retrouve entoure de 400 sportifs ca fait très familiale j aime bien cette ambiance.

Je retrouve  Sandra qui court le semi et quelques membres du ctca.

D entrée je perds sauveur mais j espère vite le croiser sur les aller retour …

Sur le chemin dela Parattac est étroit même pour 400 coureurs et ca grimpe de suite …

Je m étais dit que le premier aller retour était une sorte de repérage des lieux donc je fais plutôt gaffe a ne pas me laisser emporter par la foule et la forme du moment

Juste avant le 5 eme km il me prend la lubie de compter ma place vu le nombre de coureurs sur marathon chose que je commence à faire au passage de la première fusée marathonienne ca donnera 17eme au premier passage et en regardant bien il y a peu de senior dans le lot…intéressant …

Ce qu’il y a de génial c est de courir et d être autant encouragé que ca soit les accompagnateurs ou les membres du club.

Apres la boucle du 10 eme il y a déjà bcp moins de monde avec les semi marathoniens la encore je temporise je suis très bien et je m oblige à ralentir très souvent je suis au dessus de 13km/h même si tout va pour le mieux il me reste une trentaine de km à faire …et rien est encore fait

Pointage au 15eme km 12 eme roalalallalalalla je me prends a rêver d un top 10 ca serait fun et ferai joli sur mon Cv de coureur modeste

Passage au semi 1h42 soit 2 minutes de moins que le temps « prévu » de 3h30 c’est bien je suis en forme et encore frais c est maintenant que la course commence il n y a plus que les pov marathonien sur le chemin je croise Olivier qui avait fini son semi en 1h27 sil vous plait et qui monte son vélo je lui balance chouette un partenaire de route sans trop y croire on s était croisé 2 minutes avant le départ et peut être 5 minutes âpres je me le vois a cote de moi je suis trop content car malgré la musique je commençais a m ennuyer « alone » .

Au 25eme je pointe 10eme et la je remarque que juste devant moi il y un petit trio très accessible je balance a olivier que je pars a la chasse il me dit de reste prudent que les gars commencent a ralentir qu’ils vont ce griller eux même et il a raison l écart ce resserre et je les passes a l usure sauf un gars purée je saurais a l arrive qu’il a 61 ans puree il c est accroche a mes running et ma même double vers le 35 eme heureusement qu’il c est arrête au ravito !!!Une vraie machine !!!

Je pointe donc au dernier retour a la 6 eme place Sandra et les jeunes du club m entourent j ai au moins 4 vélos autour de moi c est génial on m encourage et me motive …

Une fusée me double mais d ou il sort celui la un jeune frais comme un gardon je le ferais bien pisser au contrôle doping moi !!!!

Pas grave je reste concentrer d autant que le fameux vétéran revient sur moi …

J ai les crampes aux mollets purée je ne vais pas lâcher si prés du but je bois tout ce qu’il me reste de flotte et ca tiens mais je grimace ….

Un des jeunes me dit de tout lacher il reste une cote et après ca descend vers l arrive je me retourne plus personne mais j accélère je fini en trombe a 11km/h oui bon ca va

Purée je fini mon 14 eme marathon

Je fini en 3h31’40 j améliore mon temps de Nice cannes 2009 de presque 2 minutes

Je me classe 7 eme au scratch

Je me classe 3 eme senior !!! Mon premier podium

L équipe du corsica triathlon club d Ajaccio termine 1 ère equipe

Dominique ce classe premier moi 7eme et David boucle son marathon a la 19eme place

Malheureusement Sauveur a due bâcher au 24eme mais je l attend au Nice Cannes cette année !!!!

 

Un marathon organise au top niveau j en ai fait des courses mais alors la je peux vous dire qu’il n y a absolument rien à redire !!!!Bon aller juste parce que ca me démange …4 aller retour c est pas terrible …mais ca forge un mental ….

 

Le soir méga apéro histoire de bien remplir les réserves et un gros dodo bien mérite !!

 

Lundi matin après un réveil tranquillos sans trop de douleurs à croire que j aurais pu forcer un peu plus sur le marathon…

Direction le chemin des crêtes enfin les montagnes que je voyais de la baie d Ajaccio toujours les mêmes cailloux a la forme si spéciale une végétation très typique.

La météo pas terrible dommage mais ca n enlève rien a la beauté des lieux

On finira sur la plage pour déjeuner face à la mer … que du bonheur !!!

 

Voila quelques lignes sur mon périple corse un endroit magique par sa beauté et par l accueil chaleureux de toutes les personnes que j ai pu croiser pendant mon week

Une chose est sure c est que je vais revenir dans ce paradis …yeahhhh

Merci a Sauveur ,a tous les membres du Corsica Triathlon Club d’Ajaccio , Eric ,Olivier ,Sandra, Antho

grace a vous j ai decouvert un endroit magique

 




BROOKS CASCADIA 7

12022012

BROOKS CASCADIA 7 photo-300x225casc-300x200 BROOKS

BROOKS CASCADIA 7 : le test…

Septième volet de cette chaussure de trail qui est vraiment bien finie…

J ai achevé mes cascadia 5 que je trouvais déjà excellente donc mon choix c est porté sur la série 7 en espérant que les erreurs du modèle 6 soit revus et c est bien le cas !!

La participation de Scott Jurek a l élaboration  de ce modèle  a certainement contribuer a cette réussite donc le temps d’un appel chez Evasion Running Nice qui venait de les recevoirs et me voila chaussé pour la saison .

Pour la comparaison entre la 5 et la 7 je note

            Une semelle très différente niveau crampons et sur la texture du caoutchouc

            Lassage différent

             Un chausson  plus confortable sur la 7

Place au test nature :

Environ 100km

Terrain : la totale de très sec en passant par la boue, la neige et le verglas

Premières impressions lors des premières foulées on a l impression d être dans une chaussure de running classique tant le chaussant est confortable ce qui est un bon point pour les ultra trailers.

Premiers sentiers et c est la que l’on commence à découvrir les qualités de la chaussure une accroche de folie quelque soit la pente quand on pose le pied ca bouge plus !!

N étant pas un bon grimpeur je ferais l essentiel de mon avis sur les descentes et c est la que je suis carrément satisfait de mon choix

Sur sol sec et caillouteux rien à redire ca ne glisse pas et la protection du pied par rapport aux pierres est vraiment bonne

Sur sol boueux et bien gras dans les montées pas de soucis par contre qq soucis d’accumulation de boue dans les descentes ce qui alourdis les running le temps de tout évacuer

Sur neige et verglas pas de soucis tant que c est frais par contre limite en descente sur le tres dure mais je pense que c’est le cas de toutes les autres modèles sur le marché excellente isolation au froid et l humidité la encore un bon point pour les sorties longues hivernales et les trails tres humides.

Bilan tres satisfaisant ce qui fait de la cascadia 7 une chaussure haut de gamme et tres complète

Les + : l accroche, le dynamisme, le confort

Les - : ras sauf des lacets trop long et pas de rangement dans la languette…




MARATHON NICE – CANNES : Plus fort que la douleur…

25112011

 

 

 

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Comme tout le monde le sait courir un  marathon c est une préparation plus ou moins longue mais surtout une prépa sérieuse et pour mon treizième la fatalité à bien joue avec moi ….

 

Début de prépa sur 10 semaines avec un plan béton de Michael du Taillefer Trail Team avec pour objectif de descendre sous les 3h30.

 

Pour cela avant mon plan il a fallut faire une cure de bitume retrouver des sensations que j avais oublié avec mes belles sorties trail dans mes montagnes et retrouver un semblant de vitesse …

 

Les premières semaines ce passent plutôt bien le programme suit son cour je fais un bon 10km de prépa lors du triathlon du cap Sicié avec mes amis et je me laisse convaincre de faire la semaine suivante le dernier trail de la saison pour moi .

C est donc au trail des baoux et après 9 km que je sais que la prépa et ma course sera pile ou face 

Je me suis fait une superbe entorse de la cheville…

Après avoir soigne la bête et reprit la  course à pied je revois mon objectif à 3h45/3h50

Et pour la dernière sortie longue à j-7 je me fou la hanche en vrac avec une bursite verdict simple du doc et de l osteo j ai 50% de finir ma course et pas dans des bonnes conditions …

 

Depuis 3 ans j organise la nissart socca run avec les clm cette année encore plus de monde avec en prime une collation offert par évasion running qui a ouvert cette année par Franck et membre des clm puis direction la socca dans le vieux Nice ou comme à chaque rassemblement on parle marathon passée présent et futur 

 

Je décide de prendre le départ quand même plusieurs raison déjà 50% c est pas 100% et je suis compétiteur après je veux faire honneur à mes nouvelles couleurs le Corsica Triathlon Club Ajaccio et j avais aussi un rôle à tenir à mener Yannick pendant le premier semi à une allure de 12km/h

 

Dimanche 20 novembre : c est le grand jour

 

6h15 Robert me récupère et direction le théâtre de Verdure pour le premier rdv celui avec Alain et les bénévoles pour la chaine humaine je serais entre les préférentiels et -3h autant dire du beau monde.

7h rdv avec les CLM pour la photo groupe puis retour dans le sas avec Yannick que je pistonne pour rentrer avec moi.

 

8heure c est parti, alors ca part vite très vite forcement je suis dans un sas avec des avions de chasse avec mon binôme du jour on reste bien sagement a notre allure et moi avec ma hanche en mousse je préfère y aller mollo.

Les premiers kilomètres ce font tranquillement je connais le parcours par cœur on arrive a saint Laurent puis Cagnes sur mer ou la ca fait plaisir il y a bcp de monde on tape la main des supporters c est génial je profite de cette magie

Km 10 on a 1minute de retard sur l’objectif de 3h30 mais tout roule on gère au top

 

Km 15 j ai récupère mon ravito « sauvage » et fait le plein d énergie  c est a partir de la que le parcours va être chiant …7km sans supporter sans personne mis a part les pov fêlés

Heureusement il y a le passage prés de marineland ou la foule est amassée avant de reprendre la solitude jusqu’ au semi…

 

Semi marathon : je ne suis pas très bien ma hanche ce réveil bien comme il faut j avale un pain killer et je continu d avancer sans me plaindre…nous avons 3 minutes de retard …

Les remparts d Antibes c est la que ma course ce termine et mon job du jour aussi

 

25km je préviens Yannick que je ne pourrais pas tenir le rythme encore 17km je le laisse partir mission quasi accomplie 2min 30 de retard mais ca vient de nos 30secondes a chaque ravitos.

 

Donc c est parti pour que je fasse MA course je me colle mes écouteurs et première chanson noir désir qui me hurle je suis un homme pressé yeaahhh

Je me déconnecte complètement de la course je me rappel avoir croisé Philippe the pink runner a la sortie du cap d Antibes

Juans les pins bcp de monde aussi ca fait plaisir mais petite baisse de régime et petit coup au moral je m alimente un peu, je ne vais pas flancher maintenant d autant que la douleur est partielle.

Je sais ce qu’il m attend maintenant Golf Juan avec sa montée et la longue pénétrante menant a Cannes

J ai un sursaut de forme et pas de douleurs donc je décide de faire une attaquée chaque personnes devant moi est un objectif et je ne parle pas de nos amis déguisés ou en perruques j aurais du mal a les savoirs devant moi … oui je sais ma prochaine course sera déguisé mais chutttttttt.

 

37.5 Km ravito avant l entrée dans Cannes je le sèche et je fonce vers palm beach le vent ce lève et j avance en regardant les kitesurf foncés dans les vagues c est vraiment génial

 

40 eme km dernier ravito pareil je ne fais que passer devant j ai ce qu’il faut sur moi et je vois enfin le bout …

Un peu avant la ligne je croise mes nanas c est trop bon de les savoirs la

 

Le tapis rouge devant moi ca yé je l ai fini ce marathon mon treizième marathon !!!

3h41 à ma montre 3h43 officiel mais qu’importe le temps.

 

Dom la frite ma dit l autre jour le marathon est une véritable aventure il faut être heureux d y participer…et je rajouterais de le finir …

 

Le temps de récupérer mon sac et de me changer je retrouve mes nanas et la plus belle des victoires, quand ma Justine me demande si j ai gagne la médaille et quelle me dit papa tu es le plus fort …

 

Voila mon week marathon est passe encore une belle réussite, des amis, des échanges, du plaisir et une victoire sur soi même …

 

Sans oublier de feliciter les primo-marathoniens :Aiolirun,Sandra,Sophie,Karine et Christelle

Bienvenue dans la grande famille des marathoniens

 

Vivement le suivant ;-)




TRAIL DES ALPES MARITIMES : 53 KM

20092011

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Pour une fois, je vais commencer par la fin et vous dire que j’ai fini cette course en 10h31 à peu prés …

J ai eu droit à la totale !!

Je crois que peu de personnes ont connu autant de galères sur une même course (ou alors nous sommes des chats noirs !!!)

Il est évident que tout ce que je vais vous raconter est réel et ça m’est bel et bien arrivé …

Après mon super Mont Blanc, je cherchais une course d’automne et en parlant à Fred, il me branche sur le trail des Alpes Maritimes. J’avais le choix entre 29 ou 53 km. J’hésite, mais je bascule sur le 53km, il fallait que je tente un peu plus long. Du coup, pas de repos cet été, je continue mes séances avec cet objectif en tête.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette course : on part du col du Turini et on arrive sur la plage de Menton soit de la montagne à la mer pendant 53 km, un beau challenge non !!

Dimanche 6h45 on prend la route avec mon bof direction le Col de Turini. Il fait gris mais bon je suis confiant !

7h20 heure d’arrivée : le temps de dire bonjour à certains que je connais, je retrouve Alain et Fred.

Tout roule, je suis zen. Je sais que ma prépa n’est pas mauvaise. Je redoutais davantage les crampes que des soucis physiques à proprement parlé.

7h50, nous sommes à 10 minutes du départ : il commence à tomber quelques gouttes mais je reste cool. Mais ce que je redoutais arrive en moins de 5 minutes, l’orage est sur nous.

C est donc à 8h précises et sous la flotte, que nous démarrons notre course vers la mer …

Ca commence par une petite montée tranquille sur un large chemin forestier, c’est assez « groupir » j’ai pour but de finir. Donc sachant le chemin très long, je me fixe un rythme régulier et je le tiens.

J’arrive à la bascule vers Moulinet, il pleut sévère. Je décide de lâcher un peu les freins et je me fais plaisir. C’est à partir de là, que je vais me sentir très seul. La descente en single est très sympa, c’est le genre de chemin que j apprécie : c’est technique et rapide. 

J’arrive au premier pointage avant de monter vers Linière et je rattrape 2 autres coureurs, on fera l’ascension ensemble c’est plus sympa !!

La descente vers Sospel est assez casse pattes, je reste tranquille sans trop forcer. Je n’en suis même pas à la moitie du parcours.

Sospel 23ème km : je pointe, je me ravitaille en eau, je grignote comme d’hab et je repars vers la boucle des Charmes : c’est 10 km de grimpette.

C est ici que tout va partir en live…

2 km après le ravito, je suis pris de nausées et de maux au bide. D’ailleurs, je finirais en vomito. Impossible pour moi de boire ou d’avaler quelque chose pendant un long moment… je suis limite de faire demi-tour et de prendre le bus.

J’ai beaucoup de mal à me faire à cette idée. De plus, Cédric et Alex m’attendent au Razet et je ne me vois pas les appeler et leur dire que j ai bâché…

Donc, je continue ma route et bien évidement avec l’estomac vide. Je le paie cher et très vite : en pleine relance, une crampe me prend sur l’adducteur droit. Je prends le temps de tirer dessus et je repars en marchant le temps de récupérer un peu.

J’arrive sur un long sentier, je suis seul, ça pleuviote encore pfffff et je me dis que jamais ça va s’arrêter !!!!

Je me retourne pour voir si du monde revenait sur moi. Bing, je fini dans un fossé !!! grrrrr je suis plein de boue.La pluie va me nettoyer un peu mais pas pour longtemps. En effet,800 metres apres je rechute à cause de la boue très glissante et à un manque de lucidité. J’essaie alors de me retenir à un fil sauf qu’il s’agissait d’une ligne électrifiée pour les animaux. Je peux vous dire que je n’ai pas trainé dans le trou et que ça m’a réveillé !!!!!

C’est à ce moment là, que je décide de lever le pied et d’avancer le plus régulièrement possible.

La descente se fera avec un groupe de 3 en assurant autant que possible entre les pierres et les racines glissantes : c’est un vrai cauchemar !!

Maintenant, place au Cuore. C’est une montée interminable, casse gueule et casse patte. Déjà que je n’étais pas rapide, mais là, ça devient l’enfer !!!! C’est à se demander si l’organisation ne nous avait pas confondus avec un troupeau de chamois !! Mon sac à dos n’arrête pas de se défaire, la pluie a noyé les sangles grrrrr !!! ce n’est pas grand-chose mais dans cette situation, c’est une galère de plus …

Une fois au sommet, je pointe et ce que je pensais être le sommet du Razet n’est autre que Cuore …

Me voici donc dans les « radadas », une succession de mounta cala bien glissantes par le passage de la horde 29km, puis des pierriers à n’en plus finir, je ne tente pas de courir et prendre le risque d’y laisser une cheville. Je décide de me ravitailler à bloc et mon estomac, bien heureusement, me laisse tranquille. A la sortie de la forêt,  je vois au loin Alex et Cédric, ça me fait du bien de les voir !! L’arrêt sera bref mais il fera du bien au mental. Cédric me dit que je suis dans les temps (8h) et je repars boosté à bloc vers le fameux Razet.

Merci les amis d’être montés vous geler pour moi !!!!

Je monte bien, je rattrape même un gars. Je vois la rubalise sur ma droite et je m’engage dans une longue montée très très longue. Je cherche une signalétique mais je crois bien m’être planté … je suis monté pour rien je decide de faire demi tour et je perds le sentier!!! je gueule ma colère (dans le genre Mont Blanc 1ere edition…)et là un gars me répond, il me dit de tenter par le haut malgré la falaise.  Je le suis et je remonte encore une autre fois. Enfin, on se retrouve au sommet : il y’a une jolie vue mais malheureusement, plus une seule route ni signalétique à l’horizon.  Je téléphone à Fred qui nous dit de faire demi-tour. On retrouve un autre groupe de coureurs perdus en direction de notre chemin de départ.  La descente est violente et je me ramasse pour la 3eme fois de la journée, cette fois ci dans des cailloux. Enfin, on retrouve le bon chemin. Il suffisait de lever la tête. Dans ma galère, j’ai perdu une bonne grosse  heure et à partir de ce moment,  je n’ai plus la tete a la course.  Je sais que mon temps sera très très loin de ce que j’espérais. Je pense à  ma famille à Menton qui allait poireauter quelques heures (Parrain promis l annee prochaine je fais plus vite), sans parler de mes amis qui attendaient un appel ou un sms vers 16h et tout ca me met en rogne. 

Avec le groupe on part en mode randonnée, on a tous perdu beaucoup de temps et surtout l’espoir de bien finir …

On marche, et pour la première fois de la course, je papote avec un gars devant moi. On commence à parler chaussures, trail puis de notre future course. Oui je sais, nous sommes maso : on n’a pas fini celle là, que déjà la prochaine est dans la tête …Esprit de compétition quand tu nous tiens !!!

Puis on en arrive à parler de notre pan bagnat qui nous attend, une fois la ligne franchie : miamm

Evidemment une crampe sur le quadri me ralentit encore, et en plus, je suis à sec de flotte vu mon gros détour au Razet.

Dernier ravito avant la montée au berceau qui domine Menton. C’est un chemin de croix, j’en ai plein les pattes et je sature !! Enfin on voit la mer. Cela faisait depuis 8h ce matin que j’attendais ce moment.

On voit Menton au loin, ce qui signifie qu’on va bientôt arriver. Euh non je ne crois pas en fait, il y a avant une putin de descente interminable, glissante, casse gueule : c’est un sale pierrier. Dès que tu poses ton pied, hop ça part !!! grrrrr je suis obligé de me servir des bâtons si je ne veux pas finir les 4 fers en l’air encore !!

Et pour finir à Castellar, succession de pentes et des escaliers cimentés qui tapent bien partout là où ca fait mal !!

Mais ca y’est, je vois le clocher et j’entre dans la vieille ville. C’est marrant de voir le regard des gens qui se demandent d’où on sort : ce type armé de bâtons, trempé de la tête aux pieds rempli de boue. Même un papé me demande d’où je viens  « ben euh de Turini Monsieur » je crois qu’il ne m’a pas vraiment cru…

Je descends les dernières marches et là, je vois mes fans. Remarque quand j’arrive, il ne me reste qu’elles. Justine me prend la main et on franchit la ligne d’arrivée ensemble.

C’est le genre de plaisir qui vous pousse à aller au bout !!!

Il y’a Alain qui m attend et qui est arrivé 40 min avant moi. Bravo papé !!!

Voila un résumé de ma course qui ne s’est pas déroulée comme je l’avais prévu. Mais ca m’a servi de leçon pour les suivantes … on apprend de ses erreurs ;-)

J’ai pris conscience que le mental était bien plus fort que le physique pour avancer.

Puis, se balader 10h30 de la montagne à la mer, sur un parcours exigeant et malgres les conditions pourries, j ai prit beaucoup de plaisir et c est ce que je retiendrais. 

D’avis perso, j ai trouvé cette course plus difficile que le marathon du mont blanc par la technicité et la variation des reliefs .

Je finirai par donner la victoire à la montagne qui a su me pousser dans mes limites (très limite hier) 

Il est sûr que je reviendrai dès que possible refaire cette superbe course en espérant cette fois, que le soleil azuréen sera au rendez-vous




MARATHON DU MONT BLANC : LA REVANCHE DU JOKER…

1072011

 

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Jamais deux sans trois, et cette fois-ci ce fut la bonne !!!

 

Après deux tentatives où j ai réussi à finir ma course (car ceux qui l’on déjà couru peuvent comprendre la difficulté) j’étais déçu de n avoir pu faire mieux malgré mes entrainements.

 

Alors cette saison a été très différente pour ma préparation. D abord en septembre, je suis rentré dans un club le DPL-RACING qui m a permis de m entrainer au stade pour les séances douloureuses de fractio et la piscine qui m a fait un excellent complément physique dans ma préparation.

Puis j ai une motivation particulière dans un projet « fou » pour moi de courir
la CCC en 2012 donc je me prépare essentiellement dans cet optique …

Début d’année,  j’entre dans le Taillefer Trail Team, une motivation supplémentaire pour bien faire et ne rien lâcher, l’esprit de groupe et d’équipe il n y a rien de tel pour la motivation.

 

Samedi : fraichement débarqué sur Chamonix, je récupère mon dossard, séance de massages par les kinés et petit tour de la ville en mode touriste à faire les boutiques de sport puis retour a l’hôtel  afin de préparer mes affaires pour le lendemain.

19h RDV avec la troupe CLM : certains que je retrouve et d autres que je vois pour la première fois, l’ambiance est toujours aussi sympa et l’esprit y est toujours agréable.

Le repas se fait essentiellement sur des discussions de courses et sur notre marathon du lendemain.

Puis il est temps de rentrer pour vite prendre des forces, en vue de mon objectif de saison.

 

Dimanche

Réveil a 5h15, je pose les pieds par terre (envolée la pression des derniers jours), je saute dans ma tenue et direction le ti dej, je suis raisonnable pas de Nutella …bon allez j’avoue juste une petite tartine ;-)

6h30 direction la place pour la photo tout d abord avec David, l’autre membre du Taillefer que je rencontre pour la première fois, puis les CLM.

Cette fois on y est il ne reste plus qu’à courir ce marathon et faire au mieux. (à ce moment là  j’ai quand même les pétoches)

On prend place sur le départ avec Raph, on se retrouve assez loin d ailleurs, ce n’est pas terrible mais l’année prochaine on s’organisera autrement ;-)

7h c est parti pour 42km195 de bonheur, de plaisir de course.

C est assez groupé nous sommes environ 2200 coureurs au départ  et il va falloir un peu de distance pour que le troupeau s étire un peu.

Les premiers km de chauffe se passent bien, je suis en forme et mes doutes s’envolent dès les premières montées, je ne marche quasi pas, je trottine tranquilou et je papote avec d’autres coureurs c est vraiment sympa.

L’arrive a Argentière se fera sans problème, le temps de prendre un verre et je repars direct, le tronçon jusqu’à Vallorcine est un de mes passages préférés, il est juste constitué de 2 bosselettes et d une longue descente à la fraiche.

Ravito de Vallorcine : rapide, le temps d un coca et d avaler 2 sachets de sel pour les crampes.

Puis changement de poche, je troc l’eau contre ma boisson iso, je récupère mes bâtons  et direction LA montée de la course avec 1000m de D+ sur 5km environ autant dire que ca ne rigole pas.

Je pars a l assaut du col des Posettes prudemment mais régulier dans l effort, et je m en sors plutôt sauf que les sachets de sel m’ont filé la nausée et c est pas franchement agréable d avoir les mâchoires serrées pour éviter que ca ressorte … je prends 3 bonbons a la menthe forte et ca passe doucement ouffff !!!

L’ascension se poursuit au soleil sur le chemin forestier avant de profiter d’une des plus belles vues de la course sur tout le massif. Après un bref arrêt photo, je repars direction l’aiguille des Posettes, c’est une succession de marches formées par la roche plus ou moins haute.

La vue sur 360 degrés est vraiment paradisiaque, 25 km de course et l’effort en vaut vraiment la peine !!

Le temps de me ravitailler et de ranger les bâtons, je peux entamer ma descente et j y vais franchement je sais que je peux gagner un peu de temps, je ne vais pas me gêner !!!

Malheureusement, j’arrive dans les sous bois et il y a pas mal de monde. Cela ne sert a rien de doubler tellement on est compact, alors je prends patience mais le changement de rythme n’est pas apprécié par mes jambes grrrrrrrr.

Je profite de marcher pour manger et boire. Il reste environ 15 km et la partie jusqu’à Tré le Champ est roulante, c’est d ailleurs la dernière portion « facile » du parcours.

Avant dernier ravito, c’est sympa, il y a du monde qui nous encourage. Je me rafraichi et je repars direct pour la deuxième difficulté : la montée vers la Flegere. C’est un sentier assez étroit avec un sol vraiment accidenté, d ailleurs j ai failli embrasser les racines 2 fois grrrr.

C est sur cette portion qu’il y a le plus de dégâts chaque annee : entre ceux qui ont prit le soleil sur la tête et les pressés qui sont à sec il y a de quoi faire !!!

Les derniers mètres en sortant du sous bois se font en plein cagnard. C’est une montée interminable, ca chauffe dans les chaussures. Enfin, on aperçoit la Flegere, juste 300 mètres devant moi, mais il y a encore 100 mètres de fou à gravir. Les derniers mètres c’est limité : c’est à 4 pattes qu’il faut les faire !!

Ce ravito tombe à pic, j’allais être à sec de flotte !! Je mange un fruit et repars après la photo obligatoire face au Mont Blanc.

Ca fait 6heures que je cours et il me reste 5 petits kilomètres, je sais qu’ils seront les plus durs !! Mais il me reste qq passages en descente,  je me dis que c’est possible de descendre sous les 7heures.

Je repars donc avec un objectif dans la tête, ce qui me motive encore plus. Je suis relâché, je profite des derniers km pour en prendre plein les yeux, c’est vraiment un plaisir de courir ce marathon.

Les 2 premiers km de mon challenge se feront sans accroc, je peux doubler et trottiner. En revanche, à la première remontée ça bouchonne bien comme il faut : impossible de doubler, je perds un temps fou et ca m’agace fortement !!!

Je regarde ma montre : cela fait 6h27 que je cours et il reste 2km et ceux sont les plus difficiles. Pour cette dernière ascension, je n ai pas d’autre choix que de courir pour réussir mon challenge. Ca fait mal aux cuisses, j’ai les jambes lestées c est horrible !  Je suis à un virage de l’arrivée et il doit me rester pas plus de 500metres à faire. Il y a du monde, c’est super motivant, je marche comme je peux c est terrible !!

Allez Jo il te reste 20 mètres !! Je relance la course je ne peux pas franchir la ligne en marchant !!

Yyyyyeessssssss c est fait !!! 6h53 à ma montre je n’en reviens pas ! Je récupère ma médaille bien méritée et me pose sur le banc.

 

Plein de choses me passent en tête : les entrainements, la famille, les amis. Je relâche la pression et je craque dans mon buff …

Quelques larmes plus tard, direction la table des ravitos pour la pression qui m a fait tenir bon durant 42km « la bière au genépi ».

Je suis ravi de mon weekend, la météo a encore été au top, des rencontres au top (David, jey) même rapide on aura l occase plus longuement j’en suis sur, Delphine et Gilles super PDC pour une première participation, Catherine et Boris, Raph et sa moitie, Bianco.

 

Alors on remet ca en 2012 pour le 10eme anniversaire du marathon ????




TRAIL DE L’ESCARENE : L’ESCARENOISE 25KM

10062011

 

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Pas franchement prévu a mon programme puisque je devais faire celui de Tourrettes la semaine suivante, je l ai choisi car la distance a été raccourcie de 32 a 25km et que ma prépa ne me permettait pas de faire plus proprement …

 

Un petit mail a lexel mon parrain du Taillefer Trail Team qui s engage lui sur le 19km et Fred du Team Garmin avec qui je bosse qui sera sur le 25 pour booster un certain Sylvain Camus…

 

8h je récup mon dossard et retrouve lexel et Pascal avant de ce préparer pour mon départ a 9h

Devant l excitation de la course avec mes amis je ne peux pas m empêcher de vanner du « je vais  te fumer Lex » !!! Quel deconneur je fais non ?

Comme a mon habitude j ai mon rituel sauf que la je suis a la bourre… oui bon ca fait aussi parti de mon tralala j arrive sur la ligne tjrs limite …mais cette fois c est l orga qui a du retard et ca m arrange bien !!

Me voila fin prêt pour en découdre avec 25 km et 1000 et des brouettes de D+.

Le parcours en gros 2 bonnes grosses bosses et pas mal de mounta cala bien casse pattes

Le temps du briefing ou je sais qu’il y aura 2 gros ravito ca me permet de gérer la flotte (2 litres au départ avec un Johan qui ce moque bien de moi)

 

Le temps d une photo de groupe et je me cale sur le départ au fond dernier avec le suiveur …

Bouhhhhh je change de tactique âpres avoir fait des courses à me faire doubler sans arrêt et me foutre un coup au moral je pars dernier et je remonte un par un …

L’idée est à développer mais selon les courses quand tu es sur des single avec des escargots devant ca devient vite de la rando …

Première bosse je la passe tranquillement à froid et en plein cagnard il fait déjà pas mal chaud, j’ai déjà rattrape pas mal de monde et je suis bien en canne.

Je me retrouve un moment bien seul mais je vois 2 gars assez loin que je tente de rattraper dans la première partie de descente plutôt roulante donc je les rejoins assez rapidement c est le genre de terrain que j adore la deuxième partie de la descente un sale chemin très accidenté ou je vais lever le pied et laisser filer mes 2 compères du jour

J arrive au premier ravito vers le km10 je bois un coup mon sac est encore plein de flotte je ne traine donc pas et entame la deuxième bosse sur un terrain franchement a la con un espèce de sol gris des pierres qui s effriche quand tu poses ton pied c est la que je prend un coup dans la tronche je me fais rattraper par les premiers du 19km remarque c est une des rares fois ou je vais voir l élite sur le terrain en tout cas ils montent très vite et chacun son style …

Passe les 5 premiers l écart avec les autres est déjà creusé mais moi je me concentre sur ma course je ne veux pas me plante de chemin cette fois ci sachant que pour le 25 on a droit a des petites bouclettes avant de reprendre le sentier commun.

Longue descente sur le sentier forestier  avant une dernière boucle pour nous, c est terrible quand tu t entends dire «  allez les gars il reste moins d un km » pour les gars du 19 et que toi tu regardes ton GPS et il te manque encore 4 bornes…

C est la que ma galère commence je suis a sec de flotte et je cherche le fameux ravito numéro 2 ben c est loupé je crois du coup je vais taxer de la flotte au gars qui fait la séparation entre les distances mais c est trop tard pour moi je suis déjà tout sec, je m alimente un peu mais j ai un coup de vide grrrrr j aime pas ca je sais qu’âpres je suis en mode crampes…

Le fait d avoir mangé un peu me relance et quand je regarde le temps il me vient la lubie de passer sous les 3h ca reste mon objectif de fin de course avec les 2 gars qui sont revenu sur moi pendant mon coup de mou.

Il reste 2 petits km je tetouille les dernières gouttes de flotte et un gel et go go go je me met en mode j avance et je pense plus j avale la dernière montée régulièrement et la au virage un panneau « attention descente » a ben quand même il était temps !!!

J envoi tout ce qu’il me reste oui pas grand-chose je sais mais … je fais surtout gaffe de ne pas me ramasser sur une racine car je dirai que j ai la foulée rasante et c est pas terrible en trail.

Ca sent la fin je vois au bord du chemin Johan et pascal qui m attendent et la je prends ma vanne d avant course…et ben alors tu t es arrête cueillir des fleurs ou quoi ? Ben alors tu voulais me fumer oui bon ca va je m incline j ai fais le malin …

Ils m accompagnent dans ma foulee volante de marathonien de l extrême …mais non je crois que mes pas on une amplitude de 20 cm c est une horreur !! La ligne est a 100 mètres mais avant il faut descendre des P…. d escaliers a chaque marches un rappel de crampes j adore !!!

Ouffffffff  je passe la ligne en 2h56 minutes mission accomplie je me classerai 54eme sur 99 arrivants

 

Je suis assez content de ma course le parcours est très joli et casse pattes tout comme j aime.

Pour la course de mes amis Sylvain finira 1er  et Fred 4eme ils ne me mettent que 50 minutes ca va l année prochaine j’en espère que 40…

Sur le 19 km Johan finira en 2h08 et 47eme avec une bonne lutte avec Philippe et pascal les 3 seront dans les 5 minutes

 

Premier trail sous les couleurs du Taillefer Trail Team avec mon parrain Johan alias Lexel

Un RDV déjà prit pour l’année prochaine.




TRAIL DE LA PEIRA 2011

8062011

 

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Après un premier test course sur le train de l Escarène début Mai sous les couleurs du Taillefer Trail Team, j ai peaufiné mon entrainement en vu de mon premier objectif de saison le marathon du mont blanc.
il me fallait une course avec du deniv dans ce créneau j avais le choix mais je me suis orienté vers la peira déjà couru 2 fois sans franchement de réussite mais la je l aborde sans objectif ni pression de préparation.
Le trail est une boucle de 15km avec un deniv + de 1300m , l autre difficulté c est l heure de départ de la course 13h30 pas évident pour l alimentation.

La météo avait prévu des orages toute la journée donc ma décision de la courir c est fait la veille au soir le temps de prévenir mon ami Alain et Clothilde.
Nous voici prêt à partir à 11h pour ma vallée de
la Vésubie

Une fois  sur place, le temps de l’inscription et nous allons nous préparer pour notre petite rando du jour .
La météo est bonne pour le moment ca gronde au loin mais on reste au sec c est le principal…

 

13h30 c est parti 200m de plat et nous prenons la direction du hameau saint Pierre environ 3km et 700 m de deniv+ autant dire que c est de la bonne marche en grimpette.
Au bout de 2 km j en ai marre je me rend compte que j ai une forme de folie mais c est dans la tète que ca bloque alors je sors l artillerie lourde le mp3 dans les oreilles je peux commencer ma course et le rythme me régule et je me rattache au groupe qui m avait prit 500 bons mètres dans la montée  et pas de traces d Alain il monte très fort pourtant j espérais ne pas avoir laisser trop d écart  .

Au sommet il y a un petit ravito le temps de descendre le cardio et je mets le turbo en route !!! je me retrouve seul pendant quelques minutes puis je commence a rattraper du monde c est clair que je dois arriver fort sans que je parle on s écarte le parcours est très cassant mais je le connais plutôt bien c est mon terrain d entrainement donc j ai un gros avantage sur les autres coureurs puis je me retrouve sur la partie monotrace derrière deux personnes dont un nana qui envoi vraiment bien en descente donc je me cale dans le pas ca fera descendre le palpitant qui hurle dans la poitrine après 3 km de descente ca me permet de retrouver  Alain régulier mais pas dans son élément dans la descente technique , je profite de passer pour le chambrer un peu et prendre de l avance sur lui.

km 8 Saint Jean la rivière c est la partie que j appréhende après le ravito c est une montee d’escaliers entre les maisons ,puis 300m D+ sur 2km en plein soleil sur un terrain accidenté la encore je suis étonnement bien je double pas mal de monde encore jusqu’a la calade dans les bois ou la je me retrouve seul et a chaque sac a dos en visu j’en fait un prochain objectif  je ne lâche rien je prend du plaisir la ou l année dernière j étais a l agonie je me régale !!!

Sortie du bois il y a une traversée sur la  route de Figaret sur 1.5km avant la dernière descente de fou il y a 2 mecs devant moi ca descend fort le terrain est glissant il a plu, la boue, les pierres glissante et même un arbre abattue en travers du chemin allez hop un saut de mouton et je recolle au duo on entend le micro ca touche a sa fin il reste le passage de la rivière ta le choix sur le coté au sec ou droit direct pour moi la question ne ce pose pas je saute et passe devant le type a la sortie de l eau et fonce sur le gars devant il reste 30metres je balance un dernier sprint mais je ne le passe pas dommage mais je me suis bien marré !!!Je passe la ligne d arrivée en 2h18  en 95eme position sur 304 arrivants c est 20min de mieux que l an passée suis ravi.

 

Plus que 3 semaines avant le marathon du mont blanc et pour la première fois je suis en confiance pour le jour J….

 

Wait and see …




LA RONDE DES COLLINES NICOISES

2062011

 

 dsc03881.jpg dsc03879.jpg p4035968.jpg photoceyraud5.jpg dsc03878.jpg thumbnicerondedescollinesnicoises3420110077.jpg p4035967.jpg

C’est une course qui me tiens a cœur forcement elle est quasi devant chez moi c est une course mixte route / chemin mais surtout elle est festive !! Elle passe dans les châteaux de bellet et les ravitos ce font au petit rouge ou rosé ou classique pour les sportifs.

La première course ce fait sur le choix de la tenue, arriver avec un déguisement original de préférence être le seul ce jour la a le porter…

Mon choix ce fera sur un costume style polynésien puisque Nice est jumelé avec Papeete depuis qq mois.

Cette mounta cala de 18km va ce courir sous un soleil magnifique avec un monde de folie c est ainsi que sur la ligne de départ je me retrouve à coté d un bébé, d une indienne, d une soubrette ou d un couple de croc magnon…

C est parti âpres 300metres de plat on monte on monte et ca pendant 4km faux plat, escaliers rien ne nous épargné premier château je suis décide à me faire plaisir donc je suis a l eau … et oui petit joueur le gars mais je vois Alain (le bébé) pas tres loin et je compte bien le fumer et prendre ma revanche sur breil un peu plus tôt …

Je me cale dans ses bask mais le gars il est cramé d entrée et je vais me faire plaisir en le narguant un peu puisqu’ il ne c est pas privé a qq minutes du départ.

7eme km entre les vignes ca grimpe bien mais je craque et je marche impossible de courir sur un mur mais je me relance des que possible

Puis vient une vrai descente de trail pentu pleine de racines et de cailloux  instables il y a pas mal de randonneurs partis 1 heure avant nous mais en gueulant et vu mon allure en descente ce pousse tres vite !!!!!

Ravito tahitien je suis agréablement surpris de voir tout un groupe de musicos avec les danseurs je m arrête et danse qq secondes avec eux puis je repars ultra motivé !!! Je croise un essaim d abeilles fort sympathique je vous rassure elles sont tres gentilles et bosse dans un arbre bleu…

On continu a travers champ puis une longue descente vers saquier ou le stand Haribo a toujours un grand succès miam miam et la dernière montée avec au sommet son dernier château et je déguste mon premier rosé de la course et j entame la longue descente vers la ligne de départ les escaliers du retour déclencheront les crampes aux mollets mais ca ne permettra qu’a mon ami Philippe de me rattraper et de réduire l écart avec le bébé.

Dans les derniers mètres je retrouve mes filles et je passerai la ligne d arrivé avec ma Justine c est toujours un grand plaisir de l avoir à coté de moi en fin de course ;-)

Je boucle mes 18km en 1h33 en 95 eme positions sur 1210 arrivants

Maintenant place au repas superbement organise et prépare avec tous les potes en attendant une tombola richement dotée ou je ne gagnerai rien !!!

Vivement l année prochaine !!!!







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