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NEW YORK QUELLE AVENTURE !!!!

17112008

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            Mon New York !!!  

Les belles histoires ont toujours des débuts très surprenants.

La mienne commence dès mon retour du marathon de Florence.

Suite à la visite de miss Paula Radcliff à la clinique, mon directeur décide d’envoyer des coureurs pour la prochaine édition : c’est là que mon rêve commence à devenir réalité…

Après une longue recherche de partenaires financiers pour boucler le budget course, c’est l’esprit tranquille que j’aborde début juin, ma préparation pour ce marathon.

A l’issue du revers du marathon de Paris où des crampes m’ont pris à 4 km de l’arrivée, je ne voulais plus de fin de course aussi difficile. C’est pourquoi, je décide d’être entraîné pour être prêt le 2 novembre 2008.

Après avoir discuté avec Charlie, qui me dirige vers Bruno un ami à lui entraîneur hors stade, je saute sur l’occasion pour démarrer une expérience nouvelle à savoir, celle d’un entraînement structuré.

Les premiers temps sont assez difficiles il faut avouer, avant, je faisais « du n’importe quoi ». Maintenant, je suis en train d’être éduqué à la course à pied (moi qui croyais qu’il fallait simplement mettre une paire de running et hop hop hop…)

Après 5 mois d’entraînement intensif, enfin à mon niveau… l’échéance new-yorkaise approchait. Je ne cachais pas mes doutes, mes craintes, la peur de décevoir et de ne pas aller au bout bref, les attitudes d’un débutant devant son objectif !

29 octobre 

Le sac est prêt et moi aussi !! De toute façon, je ne pouvais pas reculer ni refuser ce privilège d’aller courir ce marathon légendaire. Il me restait simplement à vivre pleinement cette aventure.

Fraîchement débarqué à l’aéroport JF. Kennedy, la température est fraîche, beaucoup plus fraîche qu’à Nice !!!!

Une première journée est consacrée à prendre ses marques dans cette mégalopole où tout est à la démesure.

30 octobre 

La journée commence par un premier footing dans Central Park : 40 min dans ce poumon vert dans la ville. Je suis étonné par le nombre de coureurs sur place !!!

Une fois le petit-déj terminé, direction Javis center pour le précieux sésame après un petit tour de 4 heures dans le salon!!!!!

Puis, direction Madison square Garden pour un rêve perso : aller voir un match de hockey sur glace. Par le plus grand des hasards, un type s’approche de nous et nous propose 2 invitations au 2ème rang. Imaginez, juste derrière les joueurs, le pied total, une ambiance de folie !!!!!!

31 octobre 

Rencontre avec Mounir et balade dans la ville sans trop de marche : l’échéance  approche !!!!

Mais surtout la méga soirée d’halloween dans les rues newyorkaises suivie du régime pasta.

1 novembre 

Le début du rêve commence …

Apres avoir échangé quelques mails avec l’organisateur de la course des Nations Unies et palabré en franglais, je me retrouve parmi eux, tout ça sous le regard amusé du Tonkinois qui n’hésite pas à immortaliser la scène….

Me voici donc devant la scène au milieu de la vingtaine de coureurs porte-drapeaux et autres représentants des Nations Unies. Et là, j’entends un « JOKER » : derrière moi, Mounir qui sort de « je ne sais où » je m’empresse de le faire venir avec moi derrière les limites, on demande même au gars de la sécurité de nous prendre en photo !!!

Le départ est mémorable : pour la première fois de ma vie, je suis devant, dans une course où

20 000 personnes sont encore derrière et le resteront !!!!

Les rues de New York sont pour nous avec Mounir, on le vit à fond, on rigole bien, on salut la foule en délire à notre passage (euh oui, là j’exagère mais ce n’est pas grave !!)

J’emprunte le drapeau national à un coureur qui me prend en photo, celle qui restera une des plus fortes pour moi.

L’arrivée dans Central Park avec le sourire aux lèvres, me laisse imaginer l’ambiance du jour de la course et pourtant, je suis loin de la réalité du marathon !!

Mission numéro 2 retrouver les CLM pour une photo souvenir et grâce au buff c’est assez facile (excellent choix Riri !!!)

Retour a l’hôtel avec Mounir et petite journée de tourisme et oui il n’y a pas que le marathon …

2 novembre 

Le grand jour.

Réveil à 4 heures pas terrible ça !! mais à vrai dire, je n’ai pas beaucoup dormi : je suis trop pressé d’être dans le mouvement de la vague marathon…

Départ 4h30 de l’hôtel avec Sylvain, qui court son premier marathon et qui je le vois bien, se pose pas mal de questions sur son inconnu du jour.

Presque 5 h, on monte dans un bus pour Staten Island. Pendant le trajet, c’est très calme, ça regarde de partout, ça dort, ça déjeune…

On arrive à la sortie d’autoroute, on nous fait descendre du car pour nous ranger dans nos différents départs. Pour le mien, ça sera le bleu sur le pont Verrazano, sur le côté droit.

Il fait encore nuit, on se pose sur ce qu’il reste de place sous la tente, la température dehors est de 4 degrés et malgré les couvertures, les vestes et les pulls, je me gèle !!!! Une horreur : entre temps, le vent se lève, la température redescend encore, on arrive à 0 degré. Heureusement, le soleil montre le bout de son nez et commence à nous réchauffer.

La pression monte chez les coureurs et ça commence à s’agiter de tous les côtés. Les premiers appels pour la première vague annoncent mon futur départ. Finalement, je suis super détendu : j’aborde la course avec un état d’esprit de m’en mettre plein les yeux et surtout de prendre du plaisir.

9 heures : c’est mon tour. Je me mets en tenue et me prépare la crème nok là où il faut. Les vérifications des épingles sur le dossard et les affaires pliées, je dépose le tout dans le camion que je retrouverai dans 26 miles…

Je me dirige vers mon sas. Je pense aux CLM répartis dans les différents départs en espérant qu’ils soient prêts pour leur aventure marathonienne.

Une dernière pause cabane et me recouvre, je suis gelé, il fait un froid plus à faire du patin à glace qu’a courir …

9h40 on entend le premier départ, Mounir est de ceux la !!

A notre tour, on avance vers la ligne de départ, on contourne une haie d’honneur de bus, ça y’est, j’y suis !!! me voila face à ce fameux pont, les images défilent dans ma tête. Ca fait un an que je le regarde derrière mon écran, cette fois il est bien réel !!!

L’hymne national américain retentit, c’est le silence : c’est impressionnant !!

Apres un bref décompte, le départ est donné. 10 secondes passées, je passe la ligne : wouah c’est rapide !! Me voila enfin sur le Verrazano Bridge. Je prends quelques photos pour le souvenir de l’instant, je me retourne et je vois des têtes à perte de vue, c’est génial !!

Je croise un type pieds nus qui me dit qu’il a les meilleures chaussures du marché, je rigole mais en même temps j’ose imaginer son arrivée.

Le pont passé, j’arrive à Brooklyn et la foule est déjà là. Je trouve ça super sympa et plus on rentre vers le centre, plus le monde est là.Pendant  les 15 premiers km, ils se font bien entendre. Grâce à cette foule, les kilometres se feront assez rapidement, sur les bases de -3h45. Bien que ce soit trop rapide j’en prends conscience cest a ce moment la que mon ischio de verre me lance un rappel. Je décide donc de lever le pied et d’aller au bout en prenant le maximum de plaisir.

Après un passage complètement dénué de bruits, mis à part nos pieds sur le bitume, la foule est de nouveau là : les groupes de musique s’enchainent de tous styles. J’ai un coup de cœur pour le gospel avant de quitter Brooklyn.

C’est génial cette implication des habitants pour le marathon, avec eux nous sommes des héros. Je n’avais encore jamais vu, ni ressenti ça ! On entend « good job» « gogo  gogo » j’ai déjà dû taper dans au moins 200 mains tendues et je suis à mi-parcours.

Je suis encore en avance sur les 3h45, mais le temps n’a plus aucune importance. Ce n’est pas une course ici, mais bel et bien une fête où chacun d’entre nous, sommes les héros d’un jour.

Queens borough  Bridge : il est beau ce pont, mais alors c’est la mort du coureur !!! Je n’en vois plus la fin, un vrai cauchemar. Autour de moi, ça marche, ça râle, ça se plaint dans toutes les langues. Mais je continue à foulée vraiment très réduite, il va bien finir par s’arrêter de monter ce pont !!!!!!

Enfin après de trop longs kilomètres, on tourne et à la sortie du virage, un monde incroyable  un vacarme assourdissant. C’est trop motivant de voir ce monde ! Je me redresse et j’affronte la première avenue qui est tellement longue qu’on se demande si elle a une fin : 4 miles en ligne droite ca gonfle et dégonfle le moral. Là, j’ai plus trop envie de taper dans les mains de qui que ce soit. Je fais ma sale tête, serait-ce le fameux mur ??? Heureusement, les gels auront l’effet de me redonner le tonus au bon moment avant de retourner sur Manhattan.

Le passage dans le Bronx se fera sans souci bien au contraire, je suis remonté et super motivé. La foule est présente !! ça hurle !! go go go.  Je souris, c’est dingue il me revient une pêche d’enfer ! Par contre, ce n’est pas le cas de tout le monde : à côté c’est pas terrible mais je reste concentré sur mon final.

Derrière moi ça crie !! Voilà le ballon des 3h50 : Ouhla, le joker s’il veut pas craquer, il a intérêt de les suivre. C’est donc ce que je fais et franchement j’ai bien fait ! Dans Central Park je ne suis plus très vaillant .

Je me cale dans leurs foulées, ils sont en retard mais qu’importe, il me faut un lièvre pour franchir la ligne. Je suis en train de payer mon départ rapide…

C’est hallucinant le monde dans Central Park : hier encore, j’étais entre les écureuils et les quelques joggers, la transition est énorme. On sort de Central Park pour un petit passage sur la route avant le dernier mile. C’est fou ce monde ! Je m’amuse, je tape dans les mains des gamins je vois l’écran géant, je me vois rentré dans Central Park et sérieusement on est des stars !!!!

Sur la dernière bosse sous le panneau des 26 miles, il nous vient des ailes c’est terrible ! Malgré la fatigue et la douleur, je n’ai pas envie de la passer cette ligne : je veux profiter encore de cette foule (oui là j’exagère mais c’est tellement bon )

Je vois la ligne, je vois les portillons, j’entends les fameux bips.  Je souris, je ralentis ce qui me reste de foulée, je passe la ligne et je lève les bras. Ca y’est je suis arrivé ! Je viens de courir le marathon de New York. Je ne cache pas que c’est la larme à l’œil que j’avance. Je pense à mes proches, à mes amis et à tous ceux qui m’ont encouragé pour ce grand jour. Ils sont loin de moi mais, avec moi dans cet instant.

La remise de la médaille sera aussi un grand moment d’émotion. Un gars me tend la main, me passe la médaille en me disant « good job man ».

La suite sera un petit bouchon de coureur déjà courbaturé par la course. Nous sommes tous couverts par nos couvertures argentées, nous dirigeant jusqu’à nos fameux camions pour récupérer nos affaires.

Une fois changé, le retour vers l’hôtel se fera à pied, afin d’éliminer ce qui sera notre ennemi du jour : l’acide lactique. Ceci bien sûr, pour éviter de marcher comme des canards le lendemain…

3 novembre 

Le réveil est dur !!! les jambes, c’est du béton !! mais je ne vais pas rester tranquille. C’est le dernier jour et je veux en profiter au maximum : shopping, balade, visite seront les maitres mots de la journée, avec un repos bien mérité.

4 novembre 

Réveil matinal pour petit footing dans Central Park : le dernier de mon séjour à New York. Malgré la fatigue, cela reste un grand et réel plaisir.

Dernières boutiques, et c’est déjà l’heure du retour vers l’aéroport. Mon arrivée à Nice se passera sans encombre, avec des images pleins la tête…

Il est temps de retrouver les miens et de partager mon aventure avec eux.

Ce n’est pas facile de conclure mon récit, il y’a tellement de choses à dire.

Le marathon de New York ne se court pas pour un chrono, il s’apprécie au fil des miles. J’ai pensé à Riri, Barbie et aux autres coureurs qui n’ont cessé de me le répéter.

Ce fut un grand plaisir de participer à cette aventure qui restera gravée en moi et pour enfin conclure, il me reste à remercier les personnes qui m’ont aidé à réaliser ce rêve.

M. Ballerio, la clinique IM2S, Florent Audat  podologue, société ORTHOCONCEPT,

Laboratoire ASSUT, Bruno pour mes entraînements de folies, Fred et Vincent  pour mon ischio de verre et leurs conseils et le Dr Bermon pour la « bobologie ».

Et bien sûr, ma famille et mes amis pour m’avoir encouragé durant ma longue préparation estivale.

A tous un grand merci.







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